Une pince imprimée en 3D qui se serre sur un bord de table pour y accrocher une canne ou une béquille. Elle tient dans une poche, se pose sans outil, et s’ajuste au manche de la personne plutôt qu’à un manche standard.
Le besoin de départ
Une canne n’a pas de place quand on ne s’en sert pas. Contre un mur elle glisse, par terre elle gêne le passage ; et il faut se baisser pour la reprendre, geste précisément difficile pour qui marche avec une canne. Au restaurant, en salle d’attente, en réunion, la question revient à chaque fois.
Le commerce vend des porte-cannes entre 5 et 30 €, dans un seul diamètre de crochet. Le besoin exprimé ici était double : que l’objet tienne sur des bords de table de toutes épaisseurs, et qu’il accepte cette canne-là.
Comment ça marche

Le corps s’accroche sur le plateau, la molette le serre, l’anneau souple pince le manche.
Deux pièces et une vis, toutes imprimées.
Le corps rigide en PLA vient s’accrocher sur le bord du plateau et se bloque par une vis imprimée, terminée par une molette qu’on serre à la main. Aucune pièce du commerce, aucun ressort : rien qui puisse casser sans être réimprimable.
L’anneau souple en TPU, ouvert sur un côté, vient pincer le manche. C’est lui qui fait le rattrapage de diamètre (il se déforme assez pour accepter une canne comme une béquille), et c’est la seule pièce à refaire si la canne change.
Le tout se démonte, se glisse dans une poche et se pose sans outil.
Comment c’est fabriqué
- Machines
- imprimante 3D
- Matériaux
- PLA pour le corps et la vis, TPU pour l’anneau
- Temps
- 2 h 30
- Coût
- 2,40 € au FabLab, contre 5 à 30 € dans le commerce
- Télécharger le modèle sur WikiLab et le personnaliser aux dimensions voulues.
- Régler l’imprimante selon le matériau et la solidité attendue.
- Imprimer la vis et le support en PLA, l’anneau en TPU.
- Essayer l’objet en conditions réelles : la canne de la personne, les tables qu’elle rencontre.
- Reprendre le fichier sous Fusion 360 pour l’ajuster à cette canne.
Fabriqué avec le FabLab de Sarlat (La Pelle aux Idées), dans le cadre du projet d’aides techniques porté par APF France Handicap Dordogne, inspiré du HumanLab de MyHumanKit.
Fichiers et plans
Le modèle de départ vient de WikiLab, la base d’aides techniques libres de MyHumanKit. Il n’est pas repris tel quel : la personnalisation se fait sous Fusion 360, sur le diamètre du manche et l’épaisseur du plateau.
- WikiLab de MyHumanKit : la base de départ, sous licence libre.
Ce qu’on ferait autrement
Le fichier communautaire n’a pas suffi. Il a fallu le reprendre après essai, et c’est le motif qui revient sur presque toutes ces aides techniques : le modèle partagé fait gagner la conception, jamais l’ajustement.
Prévoir donc d’emblée deux impressions (une pour essayer, une pour de bon) plutôt qu’une seule « au propre » qui sera de toute façon refaite. Et faire l’essai avec l’objet réel, la canne et la table, pas avec un tube de diamètre approchant.
Ce projet a été soutenu en 2025 par la Fondation Afnic, financée par le .fr, et la Fondation groupe EDF.

